Heureux ceux qui sont affligés, car ils seront consolés
L'affliction qui est l'objet de la troisième béatitude est ainsi liée à l'absence de l'époux, c'est à dire du messie, qui est enlevé.La peine ressentie est donc celle du deuil, face à la passion et à la mort de Jésus.Être associé à l'offrande que Jésus fait de sa vie, à la mort qu'il subit volontairement pour prendre sur lui notre péché et notre souffrance, être ainsi "dans le deuil de l'époux" ce n'est pas du tout la même chose que d'être affligé par son propre malheur, dont on ne comprend pas le sens.
Alors paradoxalement, dans le mystère de la Pâque du Christ, oui heureux ceux qui pleurent. Heureux ceux qui sont capables d'accompagner Jésus, jusqu'au bout. Heureux ceux dont la foi connait l'épreuve du vendredi saint et tient bon dans l'obscurité, car ils seront consolés par le don de la resurection oeuvre de l'esprit saint. Heureux sont ils car ils sont associés au dessein de Dieu: Ils travaillent avec Jésus au salut du monde.
Cardinal J.M. Lustiger
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